2 - MA MONTAGNE

Publié le par May

FACE AU DIVORCE


 

 

2 - MA MONTAGNE

 

Ps 55:12-15 Ce n'est pas un ennemi qui m'outrage, je le supporterais ; Ce n'est pas mon adversaire qui s'élève contre moi, Je me cacherais devant lui.  C'est toi, que j'estimais mon égal, Toi, mon confident et mon ami !

 Ensemble nous vivions dans une douce intimité, Nous allions avec la foule à la maison de Dieu !


 

Quand mon mari m’a dit mi 2005 qu’il fallait que je parte du foyer conjugal, je n’ai  pas compris. Mais cette demande devenait incessante, et me perturbait de plus en plus.

 

Pas mon mari, ce serviteur du Seigneur, prêchant avec force à tel point que l’assemblée était en émoi chaque fois qu’il montait en chair. Ses paroles étaient profonde et démontraient un homme bien assis et enraciné en Christ.

 

Alors j’ai beaucoup pleuré, cherchant à comprendre ce qui se passait, ou s’était passé.

 

Je me suis mise à ressasser mes erreurs, à me culpabiliser pour toutes ces petites choses que j’aurais du faire ou pas faire d’ailleurs.

J’ai passé des nuits éveillées et des journées à me questionner.

 

Et puis le temps passant, mon mari est devenu de plus en plus indifférent, il rentrait tard le soir, sortait le week-end sans que je sache où il était.

 

Et puis le 25 et 31 décembre de cette année là, il est parti me laissant passer les fêtes toutes seule avec mon chagrin.

 

La souffrance se faisait de plus en plus sentir, et bientôt je sombrais dans une profonde déprime.

 

Des idées  noires me poursuivaient 24h sur 24, mais sachant que mon Seigneur ne m’autorisait pas à m’ôter la vie, Satan m’insuffla une idée moins radicale, mais assez forte pour être remarquée.

 

En Janvier 2006, je fis une fausse tentative de suicide, me disant que si mes larmes ne l’interpellent pas, peut-être quand me voyant mourir il fera attention.

Ben ! non !

 

Ce jour là fut long, j’étais seule, car il était parti avec sa mère.

Il faut que je dise que nos soucis venaient justement de là. A mes yeux mon époux ne s’était pas séparé, comme la Bible le demande : « Et l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ».

Jamais il n’envisageait de vivre sans sa mère ou loin d’elle, et moi je désirais cette séparation afin que nous construisions une vie tout à nous.

Mon talon d’Achille était que j’avais acceptée naïvement ou plutôt par souci d’économiser (je ne faisais pas suffisamment confiance à mon Dieu pour notre avenir à ce moment là) de m’installer avec lui au sous-sol de sa mère.

Je pensais qu’ainsi nous économiserons plus facilement, sans loyer à payer (grosse erreur).

 

Mon mari et ma belle mère se comportaient comme ils l’ont toujours fait auparavant.

Leur vie suivait son cours avec simplement  un élément nouveau, moi (élément pas assez important pour changer leur quotidien)

 

Ce jour là donc, fut long par la solitude, alors je réfléchis longtemps sur comment faire les choses. Je commençai pas écrire « la lettre » expliquant mon geste.

Le nuit tombé, je ne voyais toujours pas, alors je passai à l’acte en avalant quelque anti-stress que le  médecin m’avait prescrit quelques jours plutôt, car déjà mon être et mon comportement ne supportaient plus ce train de vie rempli d’indifférence.

J’attendais et il rentra vers 20h00 et ne prêta pas attention à mon état d’ébriété, car j’avais aussi bus de l’alcool.

Il m’a juste crié dessus du fait que j’avais libéré son chien.

 

Il ne me posa aucune autre question.

 

Je me mis à vomir car j’avais des remontés acides dans l’estomac. Mais lui ne me regarda pas.

Alors, j’ai appelé les secours moi-même devant lui déclarant que j’avais attenté à ma vie.

 

Il me regarda, mais ne réagit pas plus que ça.

 

Les secours arrivée, et là il me donna le coup de grâce en ne m’accompagna pas à l’hôpital, prétextant ne pas savoir quoi faire, ni savoir ce que j’avais fait.

 

Vers minuit quand les médecins m’ont dit que je pouvais rentrer chez moi, je l’ai appelé ne sachant vers qui me tourner, car je n’avais que  lui, « mon tout ».

Je n’avais pas  d’ami, il était mon seul et meilleur ami. Je ne me confiait en personne d’autre que lui.

 

Pour moi c’était important qu’il occupe cette place dans ma vie, car avec lui j’avais cette force libre qui je pensais nous permettrait de tout surmonter.

 

Il y avait beaucoup de choses que je n’appréciais pas dans son attitude et dans notre vie de couple, mais je me disais : « c’est le lot de tous les couples, et puisque l’on est ancré en Christ nous serons toujours plus fort que la séparation, ou le divorce ».

 

De plus j’avais promis lors de notre engagement de ne jamais prononcer le mot « divorce » même dans la pire des tempêtes.

 

Il m’a donc récupéré sur un banc des urgences et m’a ramené sans un mot. Cela lui importait peu, ou ne savait-il pas comment agir ?

 

Devant ce silence, j’ai explosé en larmes et exposé mon chagrin, mais cela lui a donné encore plus envie de me chasser.

 

Il a continué à me dire qu’il fallait que je parte et que je retourne chez mes parents. Chose que je refusais catégoriquement.

 

Je me suis accrochée, malgré les reproches et cette doléance de partir qui se faisait entendre comme une chanson,  tous les  jours.

 

Néanmoins je continuais à vivre comme je le faisais, je m’occupais de la maison et répondais à ces demandes d’intimité sans aucun problème, car il m’avait bien spécifié que tant que je serais sous son toit il s’octroyais le droit de me toucher s’il le désirait. Cela ne me gênait pas, car pour moi cela faisait partie de ma vie de couple.

 

Sous la couverture du couple unis se creusait un gouffre devanant de plus en plus grand jusqu’à nous engloutir.

 

Entre-temps, je cherchais une solution à ma misère. Mes émotions étaient à fleurs de peau, j’avais besoins d’une orientation, d’une direction. Le silence de Dieu m’était pesant, et aujourd’hui, je réalise qu’Il me parlait certainement, mais le brouillard dans mon esprit couvrait Sa douce voix.

 

Alors je lisais beaucoup sur les relations de couple, je me rapprochais de psychologues sur le net, de conseillers conjugaux, mais je ne comprenais rien, tout restait flou, et aucun des conseils obtenus ne me réconfortaient.

 

J’étais comme un cheval fou, tombé dans un bourbier, m’agitant pour m’en sortir, mais m’enfonçant de plus en plus.

 

Puis en Octobre 2006, mon mari commença à le plus ne manger  ce que préparais à la maison (faut dire que je ne suis pas fine cuisinière, mais je me donnais le devoir de toujours mettre un repas sur la table), et le matin il ne me confiait plus ses vêtements pour le repassage, mais les portait à sa mère à l’étage et restait y prendre son café.

 

Ce comportement aggrava ma déprime, car c’était souvent  à ces moments là du matin que nous prenions le temps de parler ensemble avant de nous séparer pour la journée.

 

Cela dura 6 mois jusqu’au 11 Avril 2007, date à laquelle je suis partie, car je ne supportais plus la situation. Je me sentais inutile.

 

Je déprimais, je marchais sans but, je sortais en voiture pour rouler çà et là jusqu’à dormir perdu sur une plage seule dans ma voiture.

 

Ces jours là furent terribles, car je priais, je demandais pardon à Dieu, à mon mari et ne recevais aucune compréhension.

J’étais fatiguée d’entendre que j’étais une fille méchante par les sous-entendus de ma belle famille.

 

Alors suite aux demandes répétitives de mon mari pour le départ du foyer, je lui demandai une lettre de répudiation stipulant que c’est bien lui qui me demandait une telle chose, car jamais de mon plein gré je ne quitterai mon foyer.

 

Le soir du 10 Avril 2007, lettre en main, je dormis comme depuis quelques semaines sur le canapé d’un sommeil  « éveillé ».

Le 11 Avril 2007 de très bonne heure, je suis parti à l’aventure.

Moi qui aime la sécurité, je connu ce jour là, la tourmente la plus profonde.

 

J’ai appelé ma mère pour lui dire ce qui se passait et elle a voulu m’accompagner pour la recherche d’un logement.

Et ce matin là même, je signais un bail avec une dame dont j’avais repéré l’annonce sur un journal.

 

Je restai un an et demi dans ce petit studio meublé, laissant quasiment tout ce que j’avais acquis durant ces 7 années de mariage à mon mari.

Ce soir du 11 Avril, je dormis dans mon nouvel habitat et ma nuit fut douce et longue. J’ai dormis d’un sommeil réparateur, car cela faisait des mois que je n’avais pas dormi normalement trop souvent agité par toutes sortes de pensées.

 

Peu de temps après je lui fit connaître où j’habitais, laissant ainsi la porte ouverte à une réconciliation.

 

Mais les sentiments de chaque côté étaient encore à vifs et nous ne nous comprenions plus quasiment sur tout.

Je lui reprochais d’être un homme dur de cœur, et lui me reprochait d’être parti comme une voleuse.

 

 

Et puis j’ai eu une fausse bonne idée, de rappeler à mon mari que comme il le stipulait sur « la lettre » qu’il devait me libérer en entreprenant les « fameuses » démarches puisqu’il n’envisageait toujours pas la reprise de notre vie conjugale.

 

Ce qu’il fit (nous les femmes disons souvent le contraire de ce que nous souhaitons).

 

En réalité, j’espérais qu’il me dirait, « non je renonce à te quitter, car tu me manques » Mais non ! il entreprit le divorce.

 

Et me voilà embarqué dans un divorce « à l’amiable » (ces deux mots ne vont pas ensemble) que je dis de la bouche accepter, mais dans mon cœur et mon âme je suis déchirée.

 

Je me sens tiraillée et en contradiction total avec le plan de Dieu pour ma vie. Mais je ne dis rien et recommence à ne plus dormir la nuit.

 

Mais durant tout ce temps, mon mari et moi nous voyons, nous parlons, partageons des moments intimes.

 

J’essaie d’être sage et passe des heures dans la prière, des jours dans le jeûne, car je veux entendre la voix de Dieu.

 

J’entends : « ta situation n’est point à la mort, comme Lazard je la ressusciterais ».

 

Mais tout dit le contraire, je souffre, car je réalise de plus en plus que mon mari côtoie une autre.

J’accole des évènements, des attitudes, et je commence à entrevoir la situation.  Je « la » connais, pas possible, tout cela se mettait en place sous mon nez et je n’y ai pas pris garde.

J’ai regardé et je n’ai rien vu, j’ai entendu mais pas écouté.

 

La procédure suit son cours et moi je consens à contre cœur

 

Et puis je sens encore Dieu dans ma tête « ne soit pas complice d’un acte que je réprime, car je hais le divorce, je hais la répudiation. »

 

Deux ou trois jours avant l’audience définitive devant je juge, j’ai contact avec mon mari. Et là je le trouve agressif et menaçant.

 

Je prends en mon cœur la décision de ne pas me présenter à, l’audience et renonce au divorce, car tout dans l’empressement de mon mari me dit qu’il y a une autre.

Je ne présente donc pas, ce qui provoque une fureur chez mon mari, mais je reste persuadé d’avoir fait le bon choix.

 


Publié dans TEMOIGNAGES

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